HISTORIQUE

Fin 1995, un fort beau cadeau fut offert pour le dialogue: une magnifique maison située à l’avenue de Rumine 62 à Lausanne. Celle-ci offre aux personnes accueillies la lumière de ses vastes pièces, la douceur de son jardin et l’ampleur de sa vue sur le lac. L’auteur de cette donation est M. Jacques Leyvraz, notaire. A la mort de sa mère et propriétaire de cette maison, il a eu des contacts privilégiés avec le pasteur Jean-Pierre Thévenaz. Ayant eu l’intuition que sa maison devait servir la paix entre les Eglises et les religions, en favorisant des rencontres dans un large esprit d’ouverture, M. Leyvraz fut mis en contact avec le pasteur Shafique Keshavjee. Les échanges furent riches et féconds. Comme aucune organisation interreligieuse solide n’existait alors, le pasteur Keshavjee proposa à M. Leyvraz, lui-même protestant, de donner sa maison à l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud (EERV) afin que celle-ci puisse la gérer matériellement et qu’elle soit garante que cette maison serve un seul but : le dialogue (interreligieux et oecuménique).

Très reconnaissante pour ce don, l’EERV chargea alors le pasteur Shafique Keshavjee d’élaborer un projet. S’entourant de personnes d’autres confessions chrétiennes et traditions religieuses, ensemble ils ont cheminé vers la création d’une Association appelée « Arzillier », selon le nom que portait la maison déjà. Aujourd’hui l’Association gère une partie des activités de cette Maison de dialogue et veille à ce que d’autres groupes qui s’y rencontrent respectent la Charte. L’élaboration de cette charte était la première et difficile tâche du premier comité interreligieux.

Depuis la création en 2003 du Conseil des églises chrétiennes du canton de Vaud, celui-ci a son siège à l’Arzillier. L’Arzillier se veut être une Maison où des personnes de différentes traditions et spiritualités puissent se rencontrer librement et honnêtement. Cette Maison de dialogue est le lieu idéal pour le dialogue inter- et intra- religieux.

Cette Maison construite en 1870 porte le nom « Arzillier » qui vient du patois « arzille », en français « argile ». Ce mot est à mettre en rapport avec la nature du terrain sur lequel la maison est bâtie. L’argile, belle métaphore du travail de l’Arzillier !

Mme Madeline Diener, artiste, a créé une belle fresque dans la grande salle de la Maison qui sert comme illustration de la Charte et permet concrètement de visualiser la création de ponts.

Une pièce est consacrée au silence, la méditation et la prière.