L'âme dans le bouddhisme
- CE
- 23 janv.
- 2 min de lecture
avec Helmut Gassner, moine bouddhiste
Le 10 novembre 2025 à L'Arzillier à Lausanne
Dans le cadre de la Semaine des religions 2025
Organisation et modération : Claudio Lahmsa Da Silva
Invité : moine bouddhiste Helmut Gassner

Exposé de Helmut Gassner
L'esprit
Cette conférence propose une immersion progressive dans la compréhension bouddhiste de ce que les traditions occidentales appellent « l’âme », un terme que le bouddhisme préfère remplacer par celui d’esprit ou de continuité de la conscience.
Une continuité de l'esprit
Le bouddhisme ne reconnaît pas l’existence d’une âme substantielle, fixe et immuable. Il décrit la réalité comme un processus dynamique, gouverné par la loi de cause à effet. Ce qui perdure après la mort n’est pas une entité personnelle, mais une continuité de l’esprit, flux immatériel en perpétuelle transformation.
En bref
L’esprit est immatériel, extrêmement rapide, changeant à chaque instant.
Il n’est pas réductible au cerveau ou au corps, bien que lié à eux durant la vie.
La naissance humaine résulte de la rencontre entre une base biologique et une continuité mentale antérieure.
La mort est un processus graduel, comportant plusieurs phases de dissolution, au terme desquelles l’esprit quitte le corps.
Après la mort, la conscience traverse un état intermédiaire pouvant durer jusqu’à 49 jours avant une renaissance.
Un enjeu éthique et spirituel
Le cœur de la pratique bouddhiste est la libération de l’illusion de l’ego, perçu comme une projection mentale. Le karma n’est pas une punition, mais une mécanique naturelle liant intention et conséquence. Le nirvana représente l’état de liberté ultime, où l’esprit, maîtrisé et pacifié, échappe à la contrainte de la renaissance.
Conclusion
L’amour n’est pas opposé au « calcul karmique » : il est défini comme le souhait sincère du bien-être d’autrui, rendu possible par un travail intérieur de libération. La vie humaine est vue comme une occasion précieuse, car elle offre le degré de lucidité nécessaire à l’éveil.


