La place de l'âme dans la réalité humaine
- CE
- 19 janv.
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 23 janv.
Conférence
Le 13 novembre 2025 à l'Institut Fazel à Lausanne
Dans le cadre de la Semaine des religions 2025
Organisation et modération : Faramarz Falahi, bahà'ì
Intervenant·es :
Faramarz Falahi, bahà'ì
Mme Tenzin Wangmo, bouddhiste tibétaine
Shafique Keshavjee, chrétien

Dialogue entre les traditions baha'ï, bouddhistes et chrétiennes
Cette conférence adopte une perspective comparative, visant à clarifier les notions souvent confondues d’âme, d’esprit et de psychisme.
L'âme, qu'est-ce ?
Perspective bahá’íe
La réalité humaine comprend trois dimensions : corps, psychisme et âme.
L’âme est une réalité immatérielle et immortelle, émanant de Dieu.
Elle ne pénètre ni ne quitte le corps : elle lui est associée sans lui appartenir.
Après la mort, l’âme poursuit un processus infini de perfectionnement.
La vocation humaine est de devenir un miroir de Dieu, en ouvrant cœur et raison à l’esprit.
Perspective bouddhiste
Rejet explicite du concept d’âme substantielle.
Doctrine du non-soi : l’individu est un assemblage de cinq agrégats en perpétuel changement.
Ce qui se prolonge d’une vie à l’autre est une continuité de conscience, marquée par le karma.
La renaissance n’implique aucune identité fixe, mais une succession de processus conditionnés.
Le but est l’éveil, c’est-à-dire la libération de la souffrance par la sagesse et la compassion.
Perspective chrétienne
L’âme fonde la singularité personnelle et la relation à Dieu.
Elle ne s’oppose pas au corps, mais est appelée à s’unir à lui dans la résurrection.
La connaissance de l’âme passe par une relation de dépendance à Dieu, non par l’autosuffisance.
Point de convergence
Malgré leurs divergences, les traditions s’accordent sur un point fondamental : la vie humaine est un chemin de transformation intérieure, orienté vers la vérité, la liberté et le bien, et l’âme (ou ce qui en tient lieu) en est le lieu vivant.


